Le remontage
Une montre à remontage manuel se remonte chaque jour, de préférence à la même heure, jusqu’à sentir une résistance : on s’arrête là, sans forcer. Une montre automatique se remonte en la portant ; si elle est restée au tiroir, une vingtaine de tours de couronne suffisent en général à la relancer avant de la mettre au poignet.
Le réglage de la date
Sur beaucoup de mouvements, le mécanisme qui change la date s’engage progressivement en fin de soirée. Corriger la date entre 21 h et 3 h environ peut l’abîmer : avancez d’abord les aiguilles au-delà de 6 h, réglez la date, puis remettez l’heure.
Le magnétisme, ennemi discret
Le spiral, le petit ressort qui règle la marche, est sensible aux champs magnétiques : téléphone, enceinte, tablette, fermoir aimanté de sac. Une montre magnétisée se met souvent à avancer de plusieurs minutes par jour. Rien de grave : la démagnétisation se fait en quelques minutes à l’atelier.
L’étanchéité
Les joints vieillissent, même sans baignade. Si vous nagez avec votre montre, faites tester son étanchéité chaque année. Revissez toujours la couronne si elle est vissée, n’actionnez jamais la couronne ni les poussoirs sous l’eau, et évitez sauna et hammam : la chaleur fait travailler les joints. De la buée sous le verre impose un passage rapide à l’atelier.
La révision complète
Avec les années, les huiles sèchent et les pièces s’usent. Une révision comprend le démontage complet du mouvement, son nettoyage, le remplacement des pièces usées, l’huilage, le réglage de la marche et un test d’étanchéité. Les fabricants la conseillent le plus souvent tous les cinq à dix ans pour un mouvement récent ; une montre ancienne demande davantage d’attention.
Les signes qui ne trompent pas
- Une avance ou un retard de plus d’une demi-minute par jour.
- Une réserve de marche qui raccourcit : la montre s’arrête la nuit.
- Une couronne qui accroche ou tourne dans le vide.
- De la buée sous le verre, même passagère.
Rédigé par l’atelier Bijouterie BJC, 17 place Saint-Sauveur, Caen.